Basta

Noviembre 26, 2009

Le 25 novembre, ici comme ailleurs, c'était la journée internationale contre les violences faites aux aux femmes

“Non à la violence, assez!”, ”Mon corps m’appartient”, “Démantelons les réseaux de prostitution”, ”La violence, c’est que Cristina dise non à l’avortement légal”, “L’Eglise hors des hôpitaux!” et même “L’impérialisme yankee hors d’Amérique Latine!”… Lues les unes à la suite des autres au départ de la manifestation, autour de l’Obélisque, toutes ces pancartes désolent en même temps qu’elles déconcertent…mais rapidement elles trouvent un sens commun dans l’enthousiasme de celles qui les brandissent sous la pluie, jusqu’à la Plaza de Mayo, jeunes, vieilles, silencieuses ou chantantes, émues, enjouées, agressives, toutes maîtresses des rues pour une heure ou deux

En Argentine, une femme meurt tous les deux jours, dans la grande majorité des cas sous les coups ceux de son mari ou ex-mari. 176 femmes, depuis janvier 2008.

"Révolution! Sur la place ( dans la rue) , à la maison, et au lit"

Alors que la marche prend fin, Plaza de Mayo, devant la Catedral, les chants s’emballent et les cris se font plus forts ; j’y distingue entre autres “Iglesia, criminal! Aborto, legal “...
Encouragée par les autres, hésitant d’abord, puis avec une rage redoublée elle lance des oeufs qui viennent s’écraser sur la porte de l’Eglise

Parenthèse ferroviaire

Noviembre 17, 2009

Pour ceux que la bande-annonce des sept films aurait convaincus…j’arrive.

Mais avant petite précision sur le pourquoi de nos visages affolés par l’allure du train vendredi soir.
Et d’ailleurs, aussi le pourquoi de la quantité de camions sur la route qui nous menait vers le nord, dans cet article là : Quelque part dans le nord à la 85ème minute

Car Silvina – de Periodismosocial où je suis en stage – vient de m’expliquer au déjeuner :

“Alors tu as fini par y arriver, à Mar del Plata ? Vous avez eu de la chance, tu sais que parfois le train s’arrête pendant plusieurs heures au milieu de nulle part, et aucun moyen de savoir quand il va repartir, s’il repart d’ailleurs. Vous avez des bons trains en France, non ? Ici jusqu’aux années 90 le système ferroviaire marchait très bien, les lignes traversaient tout le pays. Je me souviens, quand j’étais petite, je prenais le train très souvent, j’adorais ça.

Mais en 1993 Carlos Menem (président de 1989 à 1999) dans l’élan de ses réformes néolibérales a privatisé la compagnie nationale Ferrocarriles Argentinos. Il y en avait du monde dans les rues, des milliers de travailleurs ont protesté contre cette décision. Seul le réseau de la région de BsAs a subsisté, et quelques lignes, celles qui mènent à Rosario et Cordoba je crois, tout le reste a disparu. Ca a été très lourd de conséquences pour des milliers d’argentins dans les régions plus isolées.
Il y a de véritables villages fantômes aujourd’hui, qui ont été désertés avec la disparition du train. Et ça a plongé des villages entiers dans la misère, ceux dont l’économie vivait avec celle du train.
Et voilà où on en est aujourd’hui…quand tu montes dans un train, tu ne sais pas ce qui peut t’arriver; retards, queues interminables, accidents..Un jour, il y a un an ou deux, un train a mis 48 heures à arriver!”

*******

Un tour sur Internet donne un rapide aperçu de l’importance – insoupconnée, pour ma part!- du problème en Argentine, le sujet étant très très largement débattu, sujet à de nombreux articles, études, livres, documentaires…

Je ne vais pas pouvoir convertir queseyo en google, mais en vrac :

Quand Silvina se souvient avec nostalgie des voyages en train de son enfance, il faut imaginer que c’était le réseau ferroviaire le plus étendu d’Amérique Latine… Dans les années 50 il parcourait  55000 kilomètres, depuis la privatisation , plus que 10000.

Ces “villages fantômes” dont parle Silvina, il y en aurait 430, villages ou hameaux de 2000 habitants, qui risquent de disparaître, d’après ” L’Argentine qui disparaît“, une étude de chercheurs de l’Université en Sciences Sociales de Buenos Aires.
Je lis aussi “Depuis que Menem a privatisé le reséau ferroviaire il y a vingt ans, un processus de dépeuplement des petites villes modifie le territoire dont les conséquences directes sont : un vieillissement de la population, une désertification économique et une détérioration progressives des capacités d’autosuffisance. Les entreprises se sont délocalisées, les services disparaissent et les écoles ferment peu à peu.” Beau tableau.

Et enfin, j’ai retrouvé le “voyage infernal de 48 heures”  des 558 passagers partis de Posadas, Misiones qui ont bien mis deux jours à arriver à Buenos Aires,  après moult rebondissements. Pour les hispanophones, le récit en détai, plutôt rocambolesque

And ciné is back ( non, non, queseyo n’est pas juste un blog de ciné, c’est une illusion):
Pino_Solanas le (ici, fameux) documentariste et politique argentin, a justement réalisé en 2008 La proxima_estacion, Historia y Reconstruccion de los Ferrocariles, dont on m’a dit beaucoup de bien!
Je lui dois la photo plus haut, qui est la pochette du DVD.
Le docu est intégralement sur Youtube, et ici un résumé en 10 minutes :

Ps : Je ne sais pas ce qui me prend de parler de voyages en train, en voiture, en bus, dans les quelques posts de ce blog…ce n’était pas prémédité, je vous le jure !

I Like to do Batucada

Noviembre 17, 2009

Existe um imaginário mundial de que no Brasil… as pessoas – quando não estão sambando na rua nus - estão escutando Bossa Nova. Oxalá fosse assim! /by Machado de Assis.

Enfim… fazendo parte do fetiche mundial, senhor DIOS Woody Allen usou na trilha sonora duas músicas do gênero no seu novo filme “Whateve Works” - ”Desafinado”, de Tom (clichê), e “Menina Flor”, de Luiz Bonfá… MOITO bom.

*E quem quiser se aventurar… Mais abaixo tem o trailer do filme de Woowoo dublado em espanhol.

En Pseudo- Castellano:

Hay un imaginario de que en Brasil… la gente – cuando no esta bailando samba desnuda por las calles – esta escuchando Bossa Nova. Ojalá fuera así!

Anyway… haciendo parte del fetiche mundial, el señor DIOS Woody Allen usó en la banda sonora de su nueva pelicula “Whatever Works”, dos temas del género: “Desafinado”, de Tom Jobim (cliché), y “Menina Flor”, de Luiz Bonfá. Las dos músicas son lindas, pero la eleccion por Bonfá es más cool. Arriba, un vídeo con el señor.

Abajo, el trailer de la peli de Woowoo (que yo no vi todavía… mimimi).

Bientôt sur vos écrans

Noviembre 17, 2009

Vous ouvrez votre Queseyo-scope page 12 “Tiens t’en as entendu parler toi Jeanine, de ce nouveau film d’avant-garde post-industriel post-globalization post-conceptuel, de sept films en un…euh..durée : 54h30min. Début vendredi 13 novembre 23h, fin lundi 16 novembre 5h30, ça te tente ?”
Ey, oh, Paul Claudel a pondu 11 heures de Soulier de Satin et tout le monde s’est rué pour le voir, faites pas vos snobs (quoooi c’est moi la snob?)
Jeanine : “Ah ouais, conceptuel..tu me lis le synopsis?”
“Deux français exilés à Buenos Aires décident de s’aventurer un petit plus loin encore, au sud, sur la côte, pour aller voir ce que peut bien donner ce festival international de cinéma de Mar del Plata”
Salles : Teatro Colon, Cinés du Paseo salles 1, 2, 3,4, Ambassador salles 1,2,3,4.

Vous êtes perplexe, 54 heures..Ouh la, faudra penser au thermos de café et aux pop-corn…
Vous préférez donc, on vous comprend, vous contenter pour l’instant de jeter un coup d’oeil à la bande-annonce.

***

Pour lancer la Bande-annonce, ne cliquez pas ici, faites cliquez vos yeux sur les mots suivants, de gauche à droite et dans un sens descendant

( Jour 1. Extérieur nuit ) Ca commence dans un train. Non, pas si vite, ça commence sur le quai du train. De la gare de Constitucion. 22h50. Plan serré sur nos visages affolés à la vue de la ferraille – et des rails et du raï- “Ouh là, ah oui, en effet”.
On nous avait prévenu ” Ah..vous y allez..en train !? Suerte, j’espère que vous arriverez à destination!” “Prends des photos“…Oui.
Vu de l’extérieur, le train a franchement l’allure d’un wagon à bestiaux. On se demande s’il va rouler. “Le système ferroviaire en Argentine a été totalement laissé à l’abandon, et la ligne Mar del Plata- Buenos Aires est la seule qui fonctionne encore“. Je me rappelle d’un article lu plus tôt sur internet. Bon, fonctionne, donc.
Coche 607, dit notre billet. Aucune indication sur les wagons. “Mais si, mamita, c’est là” m’assure une femme toute décoiffée -par l’épreuve que lui demande la cargaison de ses deux valises au bord du train – en me désignant du doigt une pancarte suspendue en haut de nos têtes. Bien sûr, mamita. Entrons.

( Jour 1-Jour 2 Intérieur nuit) A l’intérieur, rien de bien méchant. Pas non plus le TGV futuriste de Christian Lacroix, mais pas non plus le wagon à bestiaux imaginé plus tôt. Lumière tamisée, des jeunes, des vieux, atmosphère mi-joyeuse de départ en week-end, mi-calme du “il va bien falloir dormir là”. Un pull, deux pulls, écharpe, recroquevillés, parés pour la “nuit”.
Bebidaas, sandwiches” passe d’abord. Puis au départ du train deux hommes qui demandent à tous d’abaisser les volets en fer “pour une simple question de sécurité“. Hein ? “Ils pourraient jetter des pierres“. Qui ils ? Pourquoi ? Je vérifie si j’ai bien compris auprès de nos voisins armés eux de guitare, haut-parleurs et maté. Ca les fait bien rire. “Bah oui, c’est sauvage ici”.

La nuit passe je ne sais pas trop où, je ne sais pas trop comment, jusqu’à mon portable qui affiche 5h15..Mal au cou, mal au dos, mal réveillée…Ca n’arrive pas souvent d’être aussi content de se lever à 5heures. On approche de notre destination. Lever du soleil.

Par la fenêtre, des champs, des vaches, puis quelques maisons vraiment mal en point, qui annoncent plus loin une “villa”, traduisez bidonville et non pas villa, ici. Une usine qui a l’air tellement centenaire que je n’y crois pas, quand en la dépassant le vacarme me confirme qu’il y a bien des machines en marche, là dedans. Puis des grandes rues vides, des lotissements, un chien, des tags, un chantier, la gare.

( Jour 2 Extérieur jour ) Sur le quai, les voyageurs se dispersent rapidement, laissant seuls deux gros sacs d’avocats accueillis avec perplexité par nos regards endormis.

5h50…sans doute trop tôt pour un avocat – amusé par ma photo, l’homme m’en a offert un – …zzzz…Caféine ? Plan serré de nos paupières qui luttent de toute leur force pour rester ouvertes. Ecran Noir. Les paupières se réouvrent au café en face de la gare, medialunas, submarino – une barre de chocolat fondue dans du lait chaud-. A la télé : la performance d’une journaliste qui réussit à commenter des minutes entières des images d’inondations à Buenos Aires, y compris une feuille qui tournoie deux bonnes minutes au dessus d’une bouche d’égoût. Très fort.

Hostel del mar, pas de lit libre pour redormir, aie, aie, google, programmation du festival, lecture des synopsis, 13h, 16h30, 20h, “Fais voir la durée, c’est bon, les films ne se chevauchent pas?” Programme du combattant, envie de tout voir, envie de dormir, “C’est bon, t’as pris le programme annoté?“. C’est bon.
Fins prêts.
Fin de la bande-annonce.

Et parce que tout cinéphile a le droit de refuser de voir un film après l’avant-goût de la bande-annonce, ce post s’arrête ici.

Mais très bientôt sur vos écrans,

Francia
Andrès no quiere dormir la siesta
Life during Wartime
A matter of size
Mal dia para pescar
La hora de la siesta
The Misfortunates

Avaliação

Noviembre 10, 2009

Conclusão desesperada de fim de ano:

Nem que eu fique as horas do meu dia lendo… conseguirei ler tudo que me pedem no mestrado. E como é que faz então?

*Martin-Barbero é uma loucuuuuuuuura. Tenho vontade de ir correndo contar para o Yuji que estou tendo um curso com ele, e como o senhor velhinho-calvo é deshcolado. Com seu bom sotaque colombiano, a cada 3 palavras, duas são “un carajo”. Mas o homem é “foda, cara”.

bjus-me-liguem-me-escrevam… Pensem em mim… Chorem por mim…

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Apesar de toda rixa que existe entre brasileiros e argentinos, o que eu posso dizer é que os argentinos não são tão maus assim. Os argentinos, em geral. Mas os portenhos, aaaah… os por-te-nhos.

forse-dio-e-malatoQuarta-feira, vi um maravilhoso documentário. Ops… Filme (Como o diretor, Franco Brogi Taviani, queria que chamassem). Uma mistura de ficção com linguagem documental, intitulado “Quizá Dios está Enfermo”, todo passado na África. Uma poesia visual, como Taviani – que estava presente na projeção – havia alertado, sem qualquer modéstia. Muito bom, mas de verdade o que foi mais excepcional para mim foi o que veio depois da exibição do filme: os comentários portenhos.

Por falar da extrema pobreza da África, eu já esperava comentários nada cinematográficos de sociólogos, historiadores e outros chatos profissionais, das mais diversas áreas, que estivessem presentes.  É a regra do mundo. Todo mundo é um especialista em potencial para falar de cinema. Tudo bem, acho bonita esta democracia. Mas se tem portenhos na sala… A coisa muda de figura.

Termina o filme. Acendem-se as luzes. O diretor vai para frente da platéia para responder – em italiano – perguntas sobre a produção, e fica pertinho de mim, que estava na segunda fila. Tamanha proximidade fez com que as primeiras perguntas viessem de pessoas muito próximas a mim, e sem dú-vi-da, foram incríveis. No sentido literal da palavra.

 A primeira pérola da noite veio no formato tradicional pergunta que na verdade é uma afirmação: “Eu gostaria de saber se os africanos tem consciência de que toda a pobreza e desigualdade social ali é causada pelas guerrilhas?”. Silêncio. O diretor, em um ato de diplomacia, responde que não sabe e que este não era o tema de seu filme. Explica que seu objetivo era falar do sofrimento daquelas pessoas, não tentar explicar as razões.

Entretanto, para dar aquela continuidade ao debate exclusivamente sobre o filme, veio do fundo o comentário: “eu gostaria de comentar que os problemas sociais da África não vieram só com a Guerrilha. Eu não sou uma especialista, mas eu sei que não é só isso”.

“Grande erro, minha senhora”, pensei. Ela assumiu sua debilidade, assim, em público, cercada de pseudo-intelectuais. O resultado não poderia ser outro: “Eu sim, sou um especialista, e estudei profundamente os problemas da África e posso afirmar com segurança que os problemas são causados pela guerrilha”, declara o simpático senhor que introduziu o assunto.

Nesta hora, o representante do cineclub que servia como mediador (e tradutor, mas de tanto ser corrigido pelo diretor, desistiu da função) quis mostrar a que veio e decidiu interferir para que a discussão não ficasse ali, naquele ponto, suuuuuper contundente com o tema. “Então… Na parte em que as pessoas falavam em português… O que recordou a vocês?” A pergunta era besta, mas considerando o tom emergencial, era compreensivo que não saísse nada elaborado. Mas, néam… Era uma sala cheia de portenhos e isto exigia que cada passo fosse melhor premeditado. Como não foi…

“Lembrou o Brasil… Óbvio… Igual”, comenta a elegante senhora sentada ao meu lado. Rapidamente, eu olho para ela com minha mirada fatal. 30 segundos de choque. Explicação: o que ela dizia que era “tal, cual”… era a parte em que se mostrava um abrigo para menores expulsos de suas casas, porque a família os acusava de serem FEITICEIROS. Para serem novamente aceitos, a instituição fazia um ritual para “tirar o feitiço” da criança e promover a reconciliação com os familiares. Tal qual fazemos no Brasil. Coff coff… Já passei várias vezes pelo mesmo ritual… ¬¬ 

O que ela quis dizer foi “crianças pobres e negras, como é en Ciudad de Dios no Brasil”. Mas enfim… ela escolheu o momento equivocado para demonstrar seus vastos conhecimentos antropológicos. Eu ainda tentei relevar: “Ela é uma portenha ‘cheta’ (burguesa). Não dava para esperar muito”. O mediador provavelmente pensou o mesmo, porque a escutou, mas fingiu que não.

Então… o diretor comenta que não existe negros na Argentina. Eu esperei o comentário de alguém na platéia que dissesse “isto é só em Buenos Aires. A melanina está mais ao Norte”. Maaaaaaaas minha amiga antropóloga, revelando também seu profundo conhecimento em História, foi muito mais rápida e explicou: “Eles foram mortos na Guerra do Paraguai.” Ou provavelmente, foram para o Brasil, onde se sentiam à vontade com seus costumes tribais, não? E eu juro… Ela não ficou por aí.

O atual projeto do diretor é um documentário sobre a vida dos imigrantes italianos na Argentina. Ele contou que o projeto surgiu devido à quantidade enorme de imigrantes que ele encontrou por aqui, e quis trabalhar como era a questão com os italianos. Minha amiga antropóloga-historiadora-politicamente-correta PRECISAVA comentar algo a respeito: “Siiiim… Aqui na Argentina nós temos uma política de facilitar entrada de estrangeiros. Não impomos nenhuma dificuldade e é por isto que temos tantos imigrantes do Peru, Bolívia, e outros países pobres vizinhos.”

 Eu a olho, perguntando-me de onde vinha tanta inspiração. O diretor fica em silêncio por um segundo, provavelmente filtrando sua resposta. “Mas a Argentina está passando por uma crise, minha senhora”, ele a avisa em italiano. Ela coloca uma expressão no rosto de “oh god!”, mas tenta não sair por baixo: “sim… sim… Mas…” E este, ainda não foi o fim. Agora ela precisava mostrar que não era apenas uma cheta alienada e sim, uma cientista social: “Eu gostaria de saber, como foi a reação do público europeu com seu filme, ao ver tamanha pobreza em países que são ex-colônias. Mas assim. Eu quero saber a reação das pessoas comuns, não dos intelectuais…”  A pergunta era uma pérola em si. Ela não queria a opinião dos intelectuais, porque esta, ela já conhecia muito bem. Era a dela, “tal, cual”. Qual a reação do público ex-colonizador-imperialista¿ Bom… provavelmente, é a mesma de que quando eles vem a pobreza em outros países que também foram explorados como o Brasil… o Peru… a Bolívia… e inclusive, a Argentina… Tal, cual.

Enfim… No capítulo de hoje, queridos amiguinhos, nós aprendemos que: Cinefilia é uma doença que de fato dá na maioria dos portenhos… Mas que cinema é sempre melhor quando eles não estão por perto.
mas nao tem argentino

** Beijos especiais a todos os queridos amigos portenhos…

Mis Buenos Aires

Octubre 26, 2009

Estrangeiros sempre estão entre estrangeiros… Esta é uma regra que funciona em Buenos Aires** da qual eu não sou uma exceção. A explicação é óbvia, porém, vai mais além da identificação com o sentimento de ser o “outro” em uma nação… não compartilhar os mesmos costumes… passado… o idioma… ou freqüentar os mesmos lugares… e lalala.

Nós, os estrangeiros de Buenos Aires, somos uma classe de pessoas que por alguma razão decidiu que era hora de uma mudança brusca em suas vidas e de seguir um novo – e desconhecido - caminho. Um caminho que definitivamente não era o mais fácil… Porque não é simples entrar em um avião e ver as pessoas que você ama ficarem pequenininhas até não poder ver mais. Não é fácil saber que você não estará presente em momento importantes e que a saudade será um sentimento constante. A coisa fica muito menos agradável no campo profissional. Como explicar racionalmente que ao invés de estar trabalhando em seu país, você quer tentar algo novo? Acrescente aí, o agravante de que em outro país é muito difícil para um estrangeiro continuar trabalhando em sua própria área, a menos que você já fosse um garçom… ou um cozinheiro… Se você é jornalista então (alguém que a linguagem é o principal instrumento de trabalho), e escolhe um país de idioma diferente, como garantir para um jornal que você é a pessoa mais qualificada para uma vaga? Tanta coisa para colocar na balança, enquanto todos te cobram certezas sobre as quais você não possui nenhuma.

Entretanto, o que depois faz com que estas pessoas saiam de suas terrinhas e terminem se juntando em Buenos Aires é também uma identificação, mas justamente com esta falta de certeza sobre o futuro. Nós, estrangeiros, não somos exilados. Não é exatamente um sacrifício estar em Buenos Aires, como se pode imaginar. Estamos aqui porque queremos estar, porque o que havia em nossos países não nos realizava, porque as escolhas mais óbvias não nos interessavam. Atrás do glamour que tal explicação pode apresentar para alguns ou causar repulsa… enfim  está o simples fato de que não existe uma fórmula para viver a vida. O que traz felicidade para uns, pode não representar o mesmo para outros. Nem todo mundo precisa mudar de casa… de país… para finalmente, encontrar-se.

Eu não tenho filhos, não tenho plantas, tenho quem cuide de minha cachorrinha, e um respaldo financeiro. Sou consciente que tenho uma oportunidade que nem todos tem. Mas existe escolhas menores que estão ao alcance de qualquer um e que igualmente resultam em grandes mudanças. Minha primeira pequena, porém, importante escolha foi dar-me o direito de desejar algo diferente. O conceito do projeto Buenos Aires só chegou anos depois e a compreensão de o quê eu realmente esperava deste novo lugar demorou mais ainda. Mas tudo é um processo que alguém só pode chegar ao fim, se um dia decide começar-lo.

Falar assim faz parecer que eu quero parecer A rainha da moral, eu sei. Mas garanto que não é beeeem assim. Hoje, eu ainda não tenho grandes certezas, não tenho um trabalho (nem na Argentina, nem no Brasil)… Não tenho um namorado… rs. Por muito tempo não criei coragem de assumir minhas escolhas, e isso demorou para mudar, mesmo já estando aqui (porque não é fácil assumir “estou fazendo de tudo para ser feliz”, sem soar um pouco egocêntrico e alienado). A verdade é que tudo que tenho no momento é o orgulho de estar correndo atrás de um sonho, mesmo sabendo que estou apenas no inicio da jornada. Mesmo sabendo que ainda vou encontrar muitos buracos pelo caminho. Mas não tenho dúvidas que até agora, tudo valeu a pena. Façam vocês também suas pequenas revoluções!

**Uma teoria parecida existe para os malditos jornalistas, e eu posso atestar que é verdade. Jornalistas sempre estão com jornalistas… em qualquer parte do mundo.

autoombre [50%]
Mais quelle idée d’être sur la route mercredi 14 octobre 2009 à 19 heures ?  La voiture s’agite, alors que le match Argentine-Uruguay est sur le point de commencer nous ne sommes ni sur le point d’arriver, ni d’atteindre au moins un bar qui diffuserait le match. Qui n’est pas moins que le match où l’Argentine joue sa place en coupe du monde, et qui plus est contre son rival historique. Caramba.
A 19 heures les joueurs entrent sur le terrain…et nous poursuivons notre route.
Le soleil couchant colore les champs de rouge vif ; notre ombre est un étrange animal à quatre pattes qui ondule s’étend et se déforme.

Je crois un instant que Bruno, Macarena et Adrian se sont fait à l’idée de ne pas pouvoir suivre en direct les avancées de leur compatriotes. Mais c’était oublier notre grande amie la technologie…Elle, au moins, ne nous oublie pas. Au beau milieu de la campagne des provinces du nord, tchik boum, elle apparaît pour nous sauver de notre isolement. Macarena, bien décidée à trouver un moyen de regarder ce match vient de déplier son ordinateur portable sur ses genoux, et cherche obstinément une connexion internet satellite.

L’espoir est vite déçu. Maradona et ses copains ne semblent pas vouloir se montrer. Allez, faites pas vos timides…
Mais non, et puisque tout là haut les satellites ne peuvent rien pour nous… le volant dans une main, Bruno cherche de l’autre, sur le poste de radio, une fréquence qui puisse nous donner des nouvelles du front.

“Scrttchh..Maradona..scrttchhh..” Voilà. Nous y sommes. Projetés dans le stade de Montevideo. Du moins connectés avec un commentateur totalement surexcité qui semble avoir oublié la fonction respiratoire de l’être humain. Je m’inquiète pour lui, faudrait pas qu’il s’étouffe, on a besoin de lui quand même.

retroplusgrdmodif

Un silence religieux s’installe autour de moi…ça doit être passionnant, vous me raconterez ? J’écoute ce qui pour moi n’est qu’une loghorrée verbale sans queue ni tête. Je tente de repérer les intonations, je vois bien que je ne rate ni but ni blessé ni baston ni supporter bourré qui si rue nu au milieu du stade. Mais honnêtement, au risque de décevoir ceux qui m’imaginent en grands progrès en espagnol, je ne comprends stri-cte-ment rien. Ca pourrait aussi bien être de l’ouzbek.

Non mais sérieusement, il lui arrive quoi à ce commentateur ? C’est quoi son secret ? Un café par 1/4 d’heure depuis 8h ce matin, cocaïne, promesse de la station de radio de lui doubler son salaire s’il ne laisse pas passer plus de 10 centièmes de seconde de silence entre chaque phrase?

Sa cadence effrenée semble d’ailleurs avoir inspiré Bruno, qui à défaut de ne pouvoir être sur le terrain s’est lancé dans un grand slalom avec les camions. Je scrute la route avec inquiétude, mais je suis bien la seule à m’en préoccuper. Ils nous collent aux baskets, ces camions, et tout ça apparemment à cause d’une politique qui a laissé à l’abandon le système de trains et oblige aujourd’hui une grande partie des transports de marchandise à se faire par la route.

Passe un camion avec une tête de poupée vissée sur le rétro…plutôt rock’n'roll, finalement.
A nos fenêtres les rues de Santa Fe ont pris la place des champs, une semi-obscurité a effacé leur couleur poupre. Pas un pequenot sur la chaussée, “Tous devant le match” soupire Bruno.
refletmodif

A peu près 20h30, la raison d’être de cette histoire.

85ème minute du match, comme je l’apprendrai plus tard.

On roulait tranquillement. Macarena était en grande conversation MSN car la technologie qui avait boudé le foot avait accordé une exception en faveur de l’amitié virtuelle.

Bercée par l’obscurité et mon ignorance persistente de l’ouzbek, j’étais tombée dans un demi sommeil…

…soudain rompu par un retentissant “GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOALLLLLLLLL…”

Je dirais pas que ça m’a fait bondir de mon siège, parce que la sécurité routière argentine, qui bien sûr est addict à Que se Yo, pourrait lire cet article et m’accuser de ne pas avoir mis ma ceinture.

Mais là au moins, j’ai bien compris ce qui se passait. Bien bien compris.  Plus d’ouzbek ni d’espagnol, on est revenu à un langage universel avec un cri pareil.  Notre commentateur surexcité s’en donne à coeur joie, il étire ses cordes vocales bien comme il faut.  Il reprend pendant trois bonnes minutes, vraiment,  ” GOOOOOOOOAAAAAAAAAL Argentinaaaaaaaaaaaaaaaaaa Increiiiibllleee Argentina para el mundiiiaaal”

Sur le moment je ne comprends ni que l’Argentine doit sa victoire à un certain Bolatti, ni qu’elle termine 4ème de la zone, mais je m’en fous pas mal.
Je pars dans un fou rire, suivie de Macarena, devant Adrian affligé qui en conclut que les femmes n’y comprennent décidément rien.

Je ne sais toujours pas où on est, ni quand on arrivera. Quelque part sur ces 1300 kilomètres qui séparent de Buenos Aires, quitté ce matin, de Laguna Blanca, notre destination. 1300 kilomètres, un petit Paris-Prague.  Seul le GPS – seconde incarnation magique de la technologie- sait où il va, lui qui montre à présent sur l’écran les rues noires  car tellement-il-est-fort il a compris que la nuit était tombée.

Je sais juste qu’on est là, au milieu de nulle part, assis depuis des heures, les jambes toutes engourdies et les paupières lourdes, pendant qu’un peu plus au sud, au bord du Rio de la Plata se lèvent en ola des milliers de supporteurs euphoriques ; Nous en route pour Laguna Blanca, et l’Argentine en route pour l’Afrique du Sud.

OBS:

Octubre 21, 2009

Falando -enfim-diretamente-da-minha-pessoa…. Eu não sou tão histérica-obsessiva como “Ela” do “Início da História”.
O que posso dizer? A relação Autor e Personagem é extremamente semelhante com a de Pai e Filho: por mais que o primeiro tente controlar os acontecimentos, o outro sempre insiste em ganhar vida própria e só faz o que quer.

En Pseudo-Castellano:

Hablando-en-fin-directamente-de-mi-persona… Yo no soy tan histerica-obsessiva como “Ella” de “Início da História”.
Qué decir? La relación entre Autor y Personaje es extremamiente semejante con la de Papa y Hijo: aunque el primero intente controlar los sucesos, el otro insiste en ganar vida propia y hace solamente lo que quiere.